A la découverte de la myrtille sauvage

Posté par Flore le 31 août 2020 dans Actualités

A la découverte de la myrtille sauvage

Ce fruit sauvage de petite taille, peu énergétique et peu sucré est connu pour sa teinte sombre qui en fait toute sa force. Découvrez pourquoi la myrtille sauvage nous a tout de suite intéressés pour le projet Flore.

Histoire

Le mot « myrtille » vient de Vaccinium myrtillus, la myrtille sauvage qui pousse naturellement en France (Vosges, massif central, Alpes), dans les pays d’Europe nordique, centrale ou en Sibérie (1). La myrtille est une baie consommée depuis l’antiquité et les grecs lui attribuaient déjà différentes vertus médicinales. Cette petite baie était également très consommée au Moyen-Age (2). Attention ! Notre myrtille sauvage n’est cependant pas à confondre avec d’autres variétés de myrtilles cultivées (Vaccinium corymbosum) au Portugal ou en Espagne ou sa cousine canadienne le bleuet (Vaccinium angustifolium).

Récolte

La myrtille sauvage contrairement aux myrtilles cultivées, n’a pas besoin de grande luminosité car elle s’est adaptée à la vie des sous-bois. Elle est récoltée en forêt ou sur les massifs en juillet-août (3).

Particularité de la myrtille sauvage

La myrtille sauvage se caractérise par une chair bleue (responsable de la coloration bleue des doigts quand on la cueille ou de la langue quand on la consomme fraîche) et non pas blanche comme on en croise souvent dans le commerce. Nous avons choisi cette myrtille car c’est cette spécificité qui est intéressante au niveau nutritionnel. En effet la chair bleue témoigne de la présence de polyphénols spécifiques (des anthocyanes, qui lui confèrent cette teinte sombre) qui fait de cette baie une bonne source d’antioxydants pour l’organisme (que l’on retrouvera moins dans les myrtilles à chair blanche) (3). Autres caractéristiques de la myrtille sauvage : son parfum est plus marqué, sa taille plus petite et elle est plus fragile donc à consommer plus rapidement.

Profil nutritionnel de la myrtille

La myrtille contient de multiples micronutriments intéressants pour notre corps. Elle constitue une bonne source de fibres (3 à 5g/100g), et les nombreux travaux de recherche dont elle a fait l’objet, mettent en évidence ses apports en polyphénols comme un fort atout pour la santé (surtout les anthocyanes responsable de la fameuse pigmentation bleue, 400 à 500mg/100g). Elle est également une bonne source de manganèse, de vitamine C, E et K. La particularité de la myrtille sauvage est qu’elle est moins sucrée que les autres myrtilles et contient davantage de fibres, de vitamine C et de polyphénols, donc un profil nutritionnel encore plus intéressant (4).

Bienfaits & prévention, les polyphénols des myrtilles

Tout d’abord le taux important d’anthocyanes (des polyphénols) que l’on retrouve dans la myrtille, permettent de lutter contre les radicaux libres, provenant du stress oxydatif* que peut subir notre corps, qui sont responsables du vieillissement cellulaire.

Ces polyphénols semblent jouer également un rôle dans la protection des maladies cardiovasculaires en ayant un impact positif sur différents facteurs de risques : tension artérielle, taux des lipides sanguins, fonctionnement des artères, diabète de type 2… Les anthocyanes présents dans les fruits ont un fort pouvoir antioxydant et permettraient de réduire les phénomènes d’inflammation et d’oxydation qui accompagnent les maladies cardiovasculaires (5).

D’autres effets de prévention en grande partie dû aux fameux anthocyanes sont à ce jour beaucoup étudiés. Dans le domaine de la santé oculaire notamment, où des recherches étudient l’amélioration des problèmes de vision ainsi que la vision nocturne après consommation de myrtille ou d‘extraits du fruit, même si les effets sont parfois encore controversés (6,7).

Un autre domaine également fort étudié est l’effet neuroprotecteur des polyphénols contenus dans la myrtille sur le bon fonctionnement du cerveau toujours en lien avec leurs effets antioxydants et anti-inflammatoires. Ces effets permettraient d’améliorer les signaux de communication intracellulaires dans le cerveau. Ils pourraient donc jouer un rôle de prévention dans le déclin de la mémoire et permettraient d’aider à préserver les capacités intellectuelles. Cependant ces résultats doivent être confirmés par des études cliniques chez l’homme (8,9).

En conclusion, ces petites baies noires renferment de nombreux atouts qu’ils soient nutritionnels via ses nombreux micronutriments dont des polyphénols ou gustatifs avec leur petit goût acidulé si particulier !!

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Références :
(1) Nestby, R. et al., 2008. The European blueberry (Vaccinium myrtillus L.) and the potential for cultivation. A review. Vol 838 (838), p.67-72.
(2) Site du American Botanical council, The ABC Clinical Guide to Herbs : bilberry.
(3) Site du Syndicat des Producteurs de Myrtilles de France (SPMF).
(4) Site du Ciqual: table de composition nutritionelle des aliments
(5) Sze Wa Chan et Brian Tomlinson, 2020. Effects of Bilberry Supplementation on Metabolic and Cardiovascular Disease Risk. Molecules, Vol. 25(7): 1653.
(6) P.H. Canter et al. 2004. Anthocyanosides of Vaccinium myrtillus (bilberry) for night vision - a systematic review of placebo-controlled trials. Surv Ophthalmol. Vol 49 (1), p.38-50.
(7) O. Ian. 2018. Effect of bilberry extract on slowing high-myopia progression in children: 2-year follow-up study. Clin Ophthalmol. Vol 12, p.2575-2579.
(8) Zafra-Stone S. et autres, 2007. Berry anthocyanins as novel antioxidants in human health and disease prevention. Mol Nutr Food Re. Vol. 51, p.675-83.
(9) Bickford, P. C. et autres, 2000. Antioxidant-rich diets improve cerebellar physiology and motor learning in aged rats. Brain Res. Vol. 866, p.211-217.

* Le stress oxydatif peut avoir différentes origines : le tabagisme, l’alcool, les médicaments, le soleil, la pollution et les activités physiques intensives ou, à l’inverse, la sédentarité…